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"Alors commença le drame horrible dont nous allons entretenir nos lecteurs. Lepage, jusqu'alors accoudé sur la table et enseveli dans les rêveries, se leva et fit quelques tours dans la chambre à pas lents, puis s'arrêta près de l'endroit où dormait sa victime. Il écouta, d'un air inquiet, son sommeil inégal et entrecoupé de paroles sans suite. «Il n'est pas encore entièrement sous "l'influence de l'opiat"», se dit-il, et il retourna s'asseoir sur un sofa. La lumière qui brûlait sur la table laissait échapper une lueur lugubre qui donnait un relief horrible à son visage sinistre enfoncé dans l'ombre; relief horrible, non par l'agitation qui se peignait sur des traits d'acier, mais par le calme muet et l'expression d'une tranquillité effrayante. Il se leva de nouveau, s'avança près d'une armoire et en sortit un marteau qu'il contempla avec un sourire de l'enfer: le sourire de Shylock, lorsqu'il aiguisait son couteau et qu'il contemplait la balance dans laquelle il devait peser la livre de chair humaine qu'il allait prendre sur le cœur d'Antonio. Il donna un nouvel éclat à sa lumière; puis, le marteau d'une main et enveloppé dans les plis de son immense robe, il alla s'asseoir près du lit du malheureux Guillemette."
Commentaire d’Oriane (feutre rouge sang) : littérature populaire… est-ce à dire que pour que la littérature ne soit pas populaire il faut qu’elle emprunte des styles et des modes d’écrire loin de la compréhension du plus grand nombre ? Si oui, il faut être clair : la littérature est affaire de caste. Si non, toute fiction est littérature. Le reste n’étant alors qu’affaire de subjectivité. En ce qui me concerne, ce style m’intéresse par le caractère direct de sa naïveté. Pourtant je n’écris pas ainsi… mais comment qualifier moi-même ce que j'écris!
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